Ces nègres à la soumission satisfaite…

Image: Colonisation! Source: Google Images

Bonjour à vous, chers lecteurs ! C’est un réel plaisir de vous convier à la lecture d’une collaboration que j’ai faite avec des amis nègres ! Ce n’est pas du racisme hein ; j’aurais pu également inviter une plume  « hellène » mais bon, je préfère qu’entre nègres, nous nous disions certaines vérités.  Si et seulement si certains d’entre vous ont l’honnêteté de la reconnaître, cette vérité.

Il y a longtemps, j’ai publié un article dans lequel je disais avoir giflé un petit libanais ! J’ai vu vos réactions. Et c’est de ces réactions qu’il s’agit. Oui oui ! Cette sympathie forcée, cette admiration béate, cette soumission imbécile, que les nègres ont pour tout ce qui possède une peau pas noire : blancs, jaunes, rouge, visage-pâle…

Babeth Lalie, ivoirienne et blogueuse sur humeursnegres.mondoblog.org

« Lorsqu’il s’agit de cracher mon venin de serpent aigri, je le fais à l’ivoirienne. Par conséquent, lecteurs chéris, souffrez le ton très ivoirisé de ce billet…

J’adore scruter l’attitude de certains contemporains nègres, avec « leurs blancs ».

Le mec ? Il affiche fièrement sa couguar à la peau flasque, au nez de ses potes, tout en rêvant d’un true love à Venise, la cité des Doges. La fille ? Pendue aux bras de son vieux blanc dont le temps passé sous les rayons ultraviolets d’Abidjan, n’a nullement épargné la peau grattée. Il ne ressemble plus à rien ! Et alors ? Blanc c’est blanc ! tchrrr…

A une certaine époque, à la plage, c’était short et body. Ils étaient pudiques ! Now, ils sont yrè ! A la page quoi ! Dorénavant, c’est caleçon pour le mec. Quant à ma sista, ne cherchez pas loin. C’est bikini et crème solaire s’il vous plait ! Elle est déjà assombrie par le soleil de Babi (Abidjan), mais elle veut bronzer. Il faut impérativement que son blanc la trouve cool !

Lorsqu’elle est en mode « femme libérée » et « muy caliente » c’est string et baisers langoureux, style tele novelas sur le sable d’Assinie. Elle fait la brésilienne quoi… Maaaama catastrophe ! Quand on sait que souvent, la teinte noire s’accentue outrageusement en bas des fesses !  Pitiééééé !

Ce n’est pas tout ! Au restaurant, le serveur avait droit à un « mon frère s’il te plait… ». Maintenant c’est « heu… Garçon ? » A lire avec le ton ! Je vous en ferai une démonstration à l’occasion. Quand ils s’américanisent, c’est « heu… Steward ? Please… ».

Elle va saouler ses copines avec son toubabou, son blanc. L’autre qui ne veut pas se laisser faire, ne va pas se gêner pour mettre sur son fond d’écran, la photo de ses neveux mulâtres. Oui ! Elle est la belle sœur d’un blanc. Même si elle ne l’a jamais vu, il y a un blanc dans sa lignée par alliance. Et puis si tu l’énerves là, elle va décrou son libanais ! C’est blanc aussi kèh…

Le coup de grâce est donné par ceux qui changent subitement leur manière de parler. Le gars grasseye ! Ayiii ! A quelle heure toi tu viens de Mbengué ? A quel moment tu es passé derrière l’eau ? On ne va pas se prendre au sérieux ?

Vous connaissez le pire ? Ces blancs dans les bonnes grâces de qui nous voulons baigner, au point de corrompre notre identité, n’en demandent pas tant ! Nombreux parmi eux, sauf bien sûr les esprits préhistoriques qui se prennent encore pour des colons, veulent juste que nous soyons nous-même.»

Laissons un peu de côté le racisme dont on pourra être victime en Europe ou partout ailleurs ; laissons ce regard condescendant qu’a un blanc en face d’un nègre, dans un pays de blancs ! Ce qui fait mal, c’est bel et bien le regard excité du nègre en face du blanc, c’est ce sourire un peu trop large qu’il affiche ; et ce, même dans un pays de noirs ! Ce n’est pas du racisme hein, nous n’avons absolument rien contre les blancs ! Mais que des nègres se mettent à systématiquement baisser l’échine au détriment du blanc, cela est extrêmement frustrant :

–          Tu te rends à un restaurant au même moment qu’un couple blanc : le serveur installe les blancs avant de revenir vers toi avec un sourire amer ; le comble, un serveur peut te demander de laisser ta table pour des « yovos », en te proposant une autre table !

–          Tu fais la queue dans une administration pour un service ? Il suffit qu’un blanc arrive, même si c’est un simple ouvrier chinois qui n’a jamais mis pied à l’école, il doit être servi avant tout les autres ! Bah oui hein, c’est comme cela hein !

–          Tu te rends à un endroit avec ta fille : les enfants blancs ont droit de s’amuser partout, de faire du bruit, c’est tolérable ; mais si jamais ta fille noire s’amuse à courir ou à crier, ah non, on te rappelle tout de suite que ce n’est pas un endroit pour sauvages ! Nous sommes toujours en Afrique hein, pourtant ! Ta fille a envie d’uriner, on te l’emmène en te montrant la direction des chiottes ! Tu verras pourtant la même personne, porter un gosse blanc vers les toilettes !

–          Tu rentres dans un hôtel international, avec tes bagages, au même moment que des blancs : eh bien le groom s’empresse de délester le blanc, en te regardant avec un sourire qui semble dire : « man, bagage de blanc est plus doux à porter ; et puis c’est lui il donne pourboire ! Tu vas au huitième, l’ascenseur c’est par ici »

Ce jour là, à Adis, j’ai pris mon calme, j’ai abandonné mes bagages dans le hall, puis intimé l’ordre à la standardiste de veiller personnellement à ce que mes bagages me parviennent, au huitième. Quoi ? Les blancs ne vont pas regagner leur chambres en pianotant leurs tablettes et smartphones, pour me laisser traverser le hall avec ma vieille valise de nègre ! J’ai dit NON !

Vous avez dis aigri ? Pourquoi pas ? Il y a même un abruti de pseudo homme de Dieu, qui, dans ses prédications, a osé affirmer : « un blanc mort vaut mieux qu’un noir vivant » ! J’ai cessé de regarder sa télévision de néo colonisé sans amour-propre !

Ulrich T. Kenfack, camerounais ; blogueur à tamaafrica.mondoblog.org

Depuis la fin officielle de la colonisation, les stéréotypes demeurent. En effet, la colonisation s’appuyait sur une logique assez simple. Le Blanc est supérieur, il domestique le noir. Il apporte la civilisation à celui-ci qui serait un barbare, un non-être qui a besoin d’être civilisé pour entrer dans l’humanité. C’est sur ce principe de l’infériorité du noir et de la supériorité du Blanc que les relations entre ces deux races se sont construites au fil du temps. Pas surpris qu’après la fin officielle de la colonisation, le complexe d’infériorité soit de plus en plus présent chez le Noir et colonisé d’hier. Il se traduit de plusieurs manières dans notre environnement.

Dans les domiciles, à l’école ou dans un bar, ce complexe s’exprime et est mis en pratique par les Noirs. Dans les domiciles par exemple, lorsque tu fais quelque chose de bien, de nouveau on te demande si tu es devenu un Blanc. C’est à croire qu’un certain privilège appartenait exclusivement aux Blancs. Lorsque quelqu’un arrive au village avec une voiture, des denrées et autres, les populations le qualifient de Blanc. S’en suivent des attitudes de soumission, de révérence envers ces « évolués » qui représentent les Blancs. Le champ lexical du Blanc dans les discours populaires est assez évocateur dans ce sens.  On entend très souvent des gens dire « c’est un Blanc norrr ! », « il fait comme les Blanc », « il est en France ici »…

Dans cette logique, les Noirs dans notre environnement le plus proche, même s’ils ne se rendent pas compte, voient toujours en ces Blancs, des grands messieurs, des individus supérieurs ou quelque chose de la sorte. Ils seraient des supers hommes qui, selon certains, ne « chient » jamais et font toujours de grandes choses. C’est l’une des raisons pour lesquelles, la présence des Blancs suscite toujours tant de curiosité pour les noirs. En effet, ces derniers, par admiration sublime ou par haine, sont toujours hypnotisés par des Blancs qui se présentent autour d’eux. Quelqu’un qui a une copine de couleur blanche est alors considéré comme un extra-terrestre.

Dans ce sens, les différents lieux de socialisation que sont les écoles, les bars et autres lieux permettent aux individus de mettre en pratique cette autodérision et de l’entretenir. Entre camarades, à l’école par exemple, lorsque vous mettez une belle chaussure, une nouvelle hein, dernière sortie, vous vous faites appeler le Blanc. Si vous vous distinguez par une propreté hors norme, on vous qualifie de Blanc. C’est également le cas, dans un bar. Généralement, tout le monde consomme peut-être l’alcool (la bière) mais si vous vous distinguez en prenant une bouteille d’eau, vous êtes très vite identifiés à un Blanc.

Ces discours récurrents traduisent la réalité selon laquelle le complexe d’infériorité est encore présent dans l’esprit des uns et des autres en Afrique. A travers ces discours, ils se dévalorisent devant les Blancs. Ils estiment toujours que la grandeur, la réussite, l’honneur s’identifient au Blanc plus qu’à tout autre personne.

Il est urgent pour les Africains qui veulent sans doute rompre avec la Françafrique et le néocolonialisme de commencer par rompre avec ce complexe d’infériorité, cette autodérision qui les anime depuis la fin officielle de la colonisation. Cela passe par une prise en considération de l’autre comme un être singulier, différent. Ni supérieur encore moins inférieur mais simplement autre.

 

Babeth : « Nous sommes plus impressionnants en restant égaux à nous-même, assumant notre différence, notre histoire plutôt qu’en jouant des rôles. Pour gagner le respect des autres, il faut commencer par se respecter soi même… Vous ne croyez pas ? »

Ne vous plaignez pas d’être considérés comme moins que rien chez les blancs, si, dans votre propre pays, vous vous comportez comme tels, en leur érigeant un podium que plus de la moitié ne mérite certainement pas ! Quoi ? Il n’y a pas de mendiants ou de clochards en France ? En tout cas, nul n’est prophète chez soi, mais je refuse d’être lésé par mon propre frère, dans mon propre pays, au profit d’un blanc, qui vaut peut-être moins que moi.

J’ai dit!

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Aphtal CISSE
Togolais de nationalité, citoyen du monde par nature et juriste de formation. Les seules règles que je respecte sont celles que je me fixe moi-même! Et la première d'entre elles, est le RESPECT! Pour le reste, que les bénédictions soient!

43 réflexions sur “Ces nègres à la soumission satisfaite…

  1. Le plus énervant c’est d’écouter, encore aujourd’hui des enfants (pas dans des villages hein) crier: Yovo Yovo bonsoir . . .

  2. Juste un témoignage !

    Aéroport de Lomé, une nuit de novembre 2013 ( 6 ou 7, je ne me rappelle plus exactement).
    Je devais repartir dans mon pays d’adoption, en Europe ce soir là. Le vol, c’était un Air France. J’étais arrivé à l’aéroport au moment où l’embarcation était encore en cours mais déjà très avancée. Ma femme tenait à me suivre dans le hall car nous n’avions pas terminé une discussion que nous avions entreprise sur le chemin. Elle n’avait pas alors sa carte d’identité sur elle. Je soumettais à l’agent en poste (le gendarme) ma doléance et la situation de non port de pièce d’identité de ma femme sauf sa carte d’électeur qui se trouvait par hasard dans son porte-monnaie, quand soudain une femme européenne au français balbutiant accourut apostrophant le même agent qui se tourna illico vers elle. Elle disait: « ma mère, ma mère … » Je les regardai les deux, la dame fixement, puis l’agent. Je dis à la dame: « attendez une minute madame » et à l’agent : « Monsieur, j’étais là avant elle ». Partagé, ne sachant que faire, l’agent voulait me faire comprendre que le cas de la dame serait plus urgent et que pour ma part il fallut réfléchir. Je me tus le regardant encore fixement; un ami qui me déposait proposa dans la précipitation à l’agent de garder sa carte d’identité à lui et de donner un badge de visiteur à ma femme à la place, ce qu’il accepta. Mais à ma grande surprise, le même agent donna à l’européenne, un badge sans se soucier de vérifier son identité après que celle-ci eut pu terminer difficilement dans un français chaotique ce pour quoi elle était là. Voilà un exemple béat du complexe du nègre et ses conséquences dans le service public rendu.

    1. J’ai fait la triste remarque la majorité des Africains qui ne sont jamais sortis de l’Afrique ont tous une tendance à réagir de la sorte devant de pareilles situations. Un séjour en occident nous permet de comprendre les choses plus clairement.
      Triste réalité.

  3. Ce billet me donne envie de pleurer, quand je sais qu’en 2014 il y’a encore des centaines de night-clubs ici en allemagne où l’entrée est strictement interdite aux noirs… oh, pauvres de nous !

  4. Excellent billet camarade, ton analyse, enfin, la tienne et celle de tes nègres est d’une pertinence et d’une vérité aussi mortifiante qu’implacable. cela nous montre bien le rapport de force mental réel, et indique bien que notre combat d’émancipation du peuple africain devra se faire non seulement dans la matière mais aussi dans les esprits, car c’est uniquement en brisant les prisons mentales et matérielles que nous réussiront à produire une véritable émancipation. Je dirais même que l’émancipation mentale prime sur tout, car avec 500 millions d’Africains fiers de leur « race » et d’eux même le travail se fera en moins d’une génération (je parle de véritable fierté, pas le compensation du genre « Noir et Fier » sans pourtant autant savoir de quoi on est fier exactement) C’est une évidence
    Il convient donc de préciser que notre but est de nous réapproprier notre image, coûte que coûte.
    Ainsi, je constate que tu te contente de constater les faits, j’attends de voir, dans un prochain billet, quelles sont les pistes que suivraient ou préconiserait pour briser ces barreaux mentales (ce serait sans doute l’occasion pour que je tente un billet aussi … NAN, j’attends le tien pour voir! héhéhéhé) Encore une fois, Excellent travail, un peu plus des comme toit dans chaque « pays » d’Afrique, et avec une minimum de synergie, le travail se fait et l’ouvrage passera à l’histoire… ce sera notre modeste contribution (si nous réussissons) à l’histoire de ce peuple notre et l’histoire des hommes de cette période!

  5. Tout à fait d’accord avec toi, c’est un billet très pertinent percutant que tu as là, les constats que tu fais montrent bien le travail que nous avons à faire pour sortir de marasme et retrouver les voies de la lumière et de l’élévation. Nous reconstruire en tant que peuple et en tant que fédérations de nations ayant en commun leur afro-descendance (Kamites) passe par la réappropriation de notre imaginaire collectif, de la capture de notre inconscient collectif et une reconnexion avec l’océan primordial et la SOURCE de nos ancêtres….

    Le travail de décolonisation devra se faire tant dans les esprits que dans la matière, il s’agira d’un ré-enracinement sans lequel toute forme de tentative de renaissance est vaine … Tout ceci, il ne suffit pas de le déplorer mais bien évidement d’y suggérer des solutions concrètes et viables, en tant qu’esprit éclairé et intellectuel…

    Camarade, j’attends un prochain billet pour voir quelles sont tes réponses à ce problème . (ou peut-être est ce l’occasion pour moi même d’en écrire un … nan, j’attends ton billet!!! 🙂 )

  6. Excellente collaboration. Belles plumes et belles inspirations. Eboa Lotin serait fier de vous.
    Les questions de couleur de peau sont souvent mal posées selon moi.
    Quand on parle de couleur blanche, je pense à la craie (celle que nous utilisons à l’école) ou à l’étoffe de tissu blanc. Ca c’est du blanc. Mais l’homme d’occident n’est pas blanc, il est rouge. On qualifie l’occidental de blanc car cela permet de fermer d’autres catégories humaines dans un certain carcan. C’était une stratégie coloniale de conditionnement mental. On sait que blanc évoque pureté, honnêteté, sainteté, paix, lumière, intelligence, etc. Mais noir fait référence à saleté, colère, misère, bêtise, obscurantisme, et qu’en sais-je encore. A une certaine époque, les couleurs ont donc été manipulées pour conditionner mentalement ceux qu’on voulait dominer.
    Mon frère qu’on traite de noir, regarde toi bien, es tu vraiment noir ? comme le charbon ? regarde les ces icônes africaines (Rihanna, Beyoncé, Morgan Freeman, Barack Obama, Usain Bolt, Nelson mandela etc). Sont-ils noirs ? non jamais. Le charbon a la couleur noire par excellence. Aucun homme n’a cette couleur.
    Le blanc n’est pas blanc, il est rouge, Le noir est bronzé et puis si tu écorches l’un comme l’autre, tu ne reconnaîtras plus aucun (mis à part le nez, et là c’est un autre débat).
    Il ne nous reste donc qu’à retirer une fine lamelle de peau et la bêtise humaine devra trouver d’autres adjectifs pour catégoriser l’homme. Blanc, noir, Rouge, jaune, Métis, tout ça c’est classification humaine comme dirait Patson.
    Tu veux savoir qui est vraiment homme ? Lis l’histoire du bon samaritain, puis va et fais de même. et pour finir, assume ta couleur de peau et marche tête haute. Quelque soit ta couleur, tu n’as rien à envier à personne. C’est toujours toi le meilleur si tu le décides.

  7. Ce qui est révoltant: c’est notre soumission de nègres. N’accusons pas toujours les autres. Questionnons nous. Au mois d’octobre 2013, j’étais dans une bibliothèque de Douala. Un blanc et sa fille sont entrés et se sont dirigés vers le bibliothécaire qui était déjà en compagnie d’un homme noir et sa fille. Curieusement, l’homme s’est reculé pour laisser « sa » place au blanc qui a été servi avant lui. Curieusement, cet homme noir n’a pas semblé gêné. Au contraire il avait un sourire béat, comme content de lui-même. Et sa fille noire l’observait. Que fera-t-elle demain face au même cas. Face aux « blancs »?
    Honnêtement, restons fiers de nous-mêmes. Nous ne sommes pas inférieurs aux autres. Aphtal a bien réagi à Addis. Ce billet collectif reflète notre réalité. Éliminons nos préjugés!

  8. Bien l’article!! Comme Serge l’a dit, c’est comme ça partout. Il n’y a qu’à voir les noirs brésiliens pour s’en convaincre. La plupart se retrouve dans la grande galère, en train de nettoyer les rues,, en train d’effectuer des activités de seconde zone. Et pourtant, la législation brésilienne contient une multitude de lois en faveur de l’afro-brésilien… Ce dernier ne cherche pas à s’informer sur ses droits et ne fait aucun effort pour sortir de la situation dans laquelle il se trouve… Et lorsque t’entends parler de l’afrique ici, hmm, là c’est encore autre chose… Sinon, dites moi, « En Afrique, il y a des téléphones? L’africain a t-il suffisamment d’argent pour s’acheter un billet d’avion? En afrique, il y a de l’eau potable, de la nourriture? », et j’en passe..

    1. Ah, des questions comme cela continuent d’être posées, hélas! Comme une fille qui m’a une fois demandé sur Twitter, si je tweetait depuis l’Afrique; je lui ai dit être en transit à Lampedusa -_-

  9. Ce probleme que vous avez soulve a travers ce billet n’est pas seulement present en Afrique, il est aussi dans la realite haitienne. Chez nous cette blancomanie est exacerbee. Pire, des que tu as une peau claire, des cheveux lisses t’es mieux considere dans la plupart de nos entreprises et meme dans les boites de l’Etat. On a aussi une certaine admiration chez nous pour le blanc en lui attribuant toutes les bonnes choses et a nous les mauvaises. Par exemple, on dit que le blanc est toujours a l’heure mais l’Haitien n’a pas cette notion de l’heure…
    Bref, je partage votre avis par rapport au fait qu’il faut considerer tout un chacun comme un individu qui ne soit ni superieur ni inferieur mais meme au dela de l’Afrique partout ou ce probleme se pose. Merci pour cet article

  10. Je suis de votre avis grand frère mondoblogueur! Ari, la présence d’un blanc, au milieu de mille gaillards noirs effraie tout le monde! On est ouf!

  11. Je croyais que c’est seulement ici au pays des Pharaons que nous, les hommes de couleur, subissons une certaine distinction. Alors que même dans nos propres sols, nous ne sommes pas les bienvenus, Ouf!

    1. Cher ami, nos frères d’Afrique sont ceux qui me font le plus pitié! Ils se disent blancs, alors que les blancs les considèrent pas comme tels! On leur a même créé un terme à eux tous seuls: les beurs… Bref laisse pour eux…

  12. Très sincèrement ce billet me donne un éclairage sur plusieurs points jadis obscurs dans ma tête. Peut-être que je suis tombée dans ce piège, mais bon, pour se révèler, il faut avoir tombé au moins une fois. MERCI !!!!!!!!!!!!!!!

    « Nous sommes plus impressionnants en restant égaux à nous-même, assumant notre différence, notre histoire plutôt qu’en jouant des rôles. Pour gagner le respect des autres, il faut commencer par se respecter soi même… Vous ne croyez pas ? »

  13. mon fils a appris une nouvelle expression à l’école que je vais te repéter: ça c’est magnifique! ça c’est bon!
    je suis bien d’accord avec toi, Aphtal de dénoncer une réalité pas très joli-joli de chez nous. mais, que faire alors? comment y remédier? tu crois k ton fiston dans trente ans ne ferait pas la mm chose?
    je crois k nous pouvons nous inspirer des asiatiques. tous les enseignements sont donnés dans leur langue locale. voila pour un début. puis, on enseigne au jeune à respecter sa lignée ascendante. pour moi donc, voila deux pratiques k nous pouvons adopter à partir de now, ki pourraient nous aider. notre langue vernaculaire (avec les prénoms authentiques, les expressions et autres) et notre histoire généalogique. lorsque tu dis que nous devons nous connaitre, c’est ça. ki commence?

  14. Je suis d’accord cher ami, et d’ailleurs ici à Dakar, c’est le même principe qui s’applique. Les blancs ont d’ailleurs tout un quartier,ou dirais-je,toute une lignée de quartiers ,et d’un autre côté, faut pas se leurrer,la base c’est la mentalité africaine qui sidère. C’est à nous de nous réveiller, du docker au ministre

  15. Mon frère,

    Tu as raison, je suis moi même blanc en Afrique, et on me reproche actuellement du côté des blancs d’être trop proche de mes amitiés noires…
    Je n’ai pas entendu parlé de « nègres », mais il y a une réalité dans ce que tu dis, hélas… Le problème est de ne pas faire d’amalgames, car tous les blancs ou étrangers, comme moi, ne favorisent pas ces pratiques…J’accepte quand à moi de faire la queue, quand on me laisse la place, je la refuse poliment.
    Désormais, en 2014, il n’y a plus de blancs et de noirs, en tous cas pour moi, il n’y a que des hommes, tous ont le droit au même respect.
    Je te soutien donc dans tes propos car, je viens moi même de publier un post sur facebook à ce propos, une certaine partie de la communauté blanche me reproche de m’être marié à une togolaise, d’avoir des amis intellectuels togolais, de m’investir dans des causes Togolaises…
    On m’ a dit clairement ce week end… »Tu parles trop, laisse les Africains dans leur merde, méfie toi d’eux, tu auras tout a a gagner a rester loin de leurs opinions ».
    Ca me révolte, je me considère l’égal des africains, humainement parlant, et je ne suis pas venu vivre en Afrique pour vivre une existence de blanc, mais une vie d’homme, en m’intégrant, en respectant et en apprenant…
    Depuis ce week end, j’ai fais le ménage dans mes amis facebook, j’ai enlevé les blancs que je dérange…
    Pour autant sachez tous, que je ne suis pas un cas isolé, l’Afrique évolue, et l’immigration occidentale aussi, aujourd’hui les « vieux blancs » et les « petits blancs » sont en passe de devenir minoritaires…
    Vous avez raison d’être choqués, vous avez raison de protester, vous avez raison de refuser, mais faites juste attention, à ne pas mettre tout le monde dans le même panier…

    1. Bonjour, grand frère! Heureux de te voir par ici!

      Je ne suis juste pas d’accord sur un pan de tes dévelloppements ! Il y a certes des hommes, mais il y a bel et bien des blancs, des noirs, des jaunes, et des rouges… Cela, c’est une différence qu’aucune idéologie aussi noble soit-elle ne pourra occulter!

      Cependant, oui, il ne doit pas y avoir de différence de traitements entre les hommes, en raison de la couleur de la peau; et ce qui révolte le plus, c’est la discrimination faite par les noirs eux-même! Et je crois l’avoir souligné dans le billet, les blancs (en tout cas certains d’entre eux, – ce qui montre que nous ne versons pas dans l’amalgame- ) n’en demandent pas tant ! Peut-être s’agit-il d’un excès de zèle de la part des noirs!

      Et juste pour information, le mot « nègre », moi je l’aime à l’utiliser; pas forcément dans le sens péjoratif du terme! Je crois que la lectures de plusieurs Senghor en est pour quelque chose…

      En espérant te rencontrer un jour autour d’une calebasse de tchakpalo…

      Cordialement, Aphtal

  16. Excellent billet, mais bon je ne suis pas du tout étonné. Euh vous voulez une illustration de cet état de choses? Vous avez regardé le film « Xala »? non? bah faut le faire, on est au lendemain des indépendances et depuis le temps les choses n’ont pas changé. Le premier blanc (jaune, rouge, gris) qui aura parlé aura toujours raison!!!

  17. C’est toujours désespérant de voir des »nègres »discriminer leurs Propres Frères Noirs au Profit des Autres Races pour etre bien vus dans la Société Actuelle.Certains ne cherchent meme pas à s’Affranchir de la Tutelle du Blanc. Nous sommes tous sur la meme longueur d’onde chers Mondoblogueurs(euse). Sujet traité avec une Certaine Profondeur et sans Aucune Condescendance.

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